S’accepter et affirmer sa valeur

L’acceptation de soi et de son corps est un long processus pour tous-tes. Mais il est doublement compliqué par les préjugés sur le handicap.

Confronter les préjugés intériorisés sur les incapacités

Les personnes en situation de handicap peuvent venir à croire les normes capacitistes sur le corps et la désirabilité qui circulent constamment dans les médias. Cela affecte le processus d’acceptation de soi.

Mégane explique comment il peut être difficile de se sentir désirable lorsqu’on porte des culottes d’incontinence, qui sont souvent associées à l’enfance et la malpropreté : « Honnêtement, je déteste ça. Ça m’enlève toute ma féminité. Je trouve que ça m’infantilise. Puis je trouve ça carrément dégueulasse. C’est un gros blocage psychologique de mon côté. Je pourrais consulter une sexologue pour cela, mais à quel point ils sont sensibilisés à nos limitations et réalités? »
Se former pour offrir un accompagnement psychosocial dans la déconstruction des idées reçues sur le handicap et les aides techniques dans la sphère sexuelle.
Mégane, une femme blanche aux cheveux longs bruns, est couchée sur son lit, sur le côté. Elle porte seulement une culotte d’incontinence et on voit une cicatrice le long de son dos dénudé. La main de son conjoint (hors cadre) touche une de ses fesses, mais Mégane fait un signe d’arrêt « stop » avec sa propre main.

Défier les standards de désirabilité

Les personnes en situation de handicap remettent en question les normes sociales de beauté qui les marginalisent. Elles se revendiquent comme étant sexy et désirables.

Thalie, une femme blanche aux cheveux courts châtains, est assise dans son lit. Elle apparaît détendue et invitante. Elle porte une nuisette rouge et de grandes boucles d'oreilles aussi rouges. Ses jambes sont légèrement écartées, laissant entrevoir sa culotte d'incontinence. Elle porte une orthèse à sa jambe gauche.
Thalie explique qu’elle a choisi des éléments associés à la féminité et au désir pour montrer son côté sexy. Elle voulait aussi montrer son handicap, sans le cacher : « Je voulais me présenter avec ma couche, mon orthèse de nuit, mais avec une nuisette, puis des belles boucles d’oreilles, parce que ces deux parties là de moi cohabitent. Puis, quand tu en prends une, tu en prends une autre. » Elle est à la fois femme et handicapée. Ces deux parties d’elle sont tout autant désirables.
Par Thalie
Éduquer quant à l’impact des normes sociales sur ce qui est considéré comme désirable ou pas. Accompagner dans la déconstruction de ces normes.
Thalie, une femme blanche aux cheveux courts châtains, est assise dans son lit. Elle apparaît détendue et invitante. Elle porte une nuisette rouge et de grandes boucles d’oreilles aussi rouges. Ses jambes sont légèrement écartées, laissant entrevoir sa culotte d’incontinence. Elle porte une orthèse à sa jambe gauche.

Choisir de se respecter

Face à la croyance qu’elles sont « désespérées » ou qu’elles accepteront n’importe quelle offre sexuelle, les femmes en situation de handicap doivent apprendre à faire valoir leurs limites et leurs désirs. Elles réclament le droit de choisir des relations saines et dignes, dans lesquelles elles sont pleinement respectées

La photo met en scène une Barbie en fauteuil roulant qui est entourée de petits objets représentant ses intérêts et compétences. Il y a un chat, une valise, une maison, des casseroles, un livre, un pinceau et une palette de peinture. Devant elle se trouve une grenouille avec une couronne, qui symbolise la figure de la grenouille qui se transforme en prince charmant. Cette grenouille a seulement deux objets : une canette et un verre de bière.
La photo met en scène une Barbie en fauteuil roulant qui est entourée de petits objets représentant ses intérêts et compétences. Devant elle se trouve une grenouille avec une couronne, qui symbolise la figure de la grenouille qui se transforme en prince charmant. Georges explique : « Oui, je suis en situation de handicap, mais moi j’amène beaucoup à la table. Vous voyez des exemples: mon chat, j’ai voyagé, je lis beaucoup, je suis très créative, j’ai ma propre maison, j’aime cuisiner… J’ai beaucoup à offrir, mais le monde ne voit pas ça. Il y a beaucoup de préjugés qu’une personne en situation de handicap n’a rien à offrir, mais de ma position, c’est l’autre personne, le prince charmant, qui n’a pas grand chose à m’offrir. Ils pensent que je vais les accepter parce que je n’ai pas d’autres choix. Non, je mérite plus que ça. »
Représenter des femmes en situation de handicap dans une variété de situations relationnelles qui sont saines et dignes, afin de contrer les préjugés voulant qu’elles acceptent tout, par désespoir.
La photo met en scène une Barbie en fauteuil roulant qui est entourée de petits objets représentant ses intérêts et compétences. Il y a un chat, une valise, une maison, des casseroles, un livre, un pinceau et une palette de peinture. Devant elle se trouve une grenouille avec une couronne, qui symbolise la figure de la grenouille qui se transforme en prince charmant. Cette grenouille a seulement deux objets : une canette et un verre de bière.
Fleur, une femme blanche aux cheveux frisés châtains, est couchée sur son lit. Son regard est fixé vers le haut, un peu rêveuse. Son torse est dénudé et on voit ses seins. Elle tient dans ses mains une enveloppe de condom. Des ballons de couleurs vibrantes sont dispersés autour d'elle sur son lit. Il est écrit sur les ballons des messages comme "happy fucking whatever" et "fuck me".
Les femmes du projet ont discuté entre elles de la peur qu’elles ont parfois de dire non aux avances des hommes en particulier. Avec cette photo, Fleur voulait démontrer que malgré des expériences passées difficiles, elle sait s’affirmer : « J’allais avoir une relation sexuelle avec un homme. Je lui ai demandé de porter un condom et il a refusé. C’est cette personne qui avait enlevé mes vêtements. Il a refusé de me les remettre et il est parti. » Ne pouvant pas se rhabiller elle-même, Fleur a dû attendre au lit le retour de sa préposée des heures plus tard. Elle dit : « Le fucking whatever sur les ballons représente mon message à toutes les personnes qui m’ont refusé. » (Les paroles ont été interprétées à partir de la langue des signes Québécoise)
Par Fleur
Éduquer quant au consentement et à l’affirmation de ses limites. Soutenir la reconnaissance des situations d’abus ou de violences chez les personnes en situation de handicap.
Fleur, une femme blanche aux cheveux frisés châtains, est couchée sur son lit. Son regard est fixé vers le haut, un peu rêveuse. Son torse est dénudé et on voit ses seins. Elle tient dans ses mains une enveloppe de condom. Des ballons de couleurs vibrantes sont dispersés autour d’elle sur son lit. Il est écrit sur les ballons des messages comme « happy fucking whatever » et « fuck me ».

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